Le pilote maritime



Pilotage maritime dans le port de Marseille © Caroline Garcia
Pilotage maritime dans le port de Marseille © Caroline Garcia
Le pilotage maritime est une assistance donnée au commandant d’un navire pour le conseiller sur les manœuvres à réaliser dans des passages difficiles comme les eaux resserrées, les chenaux et bassins portuaires, ou encore pour naviguer sur une voie maritime difficile (par exemple le fleuve Saint-Laurent).

La réglementation oblige les commandants de navires à utiliser les services du pilote en fonction de la longueur, du tonnage du navire (généralement pour un tonnage supérieur à 300 tonneaux) et du type de cargaison transportée. Cette disposition, dont on retrouve les premières traces en France à Oléron vers l’an 1100, est devenue obligatoire et réglementée dans tous les ports de France en 1815. Le pilote de navire est donc le conseiller du commandant d’un navire qui entre ou sort du port ou encore qui navigue sur une voie maritime difficile. Il travaille pour une station de pilotage et est licencié pour un ou plusieurs ports particuliers voire par une ou plusieurs voies fluviales.

Le pilote peut se faire aider dans son travail par des remorqueurs ou une équipe de lamanage. Il est transporté à bord des navires par un bateau pilote (ou pilotine), mais aussi quelquefois par hélicoptère. Lorsqu’un navire fréquente de manière régulière le même port, les commandants peuvent obtenir une licence de « capitaine pilote » sous réserve d’avoir effectué un certain nombre de mouvements avec un pilote à bord et de revenir avec une périodicité suffisante. Dans ce cas, le navire n’est pas dispensé de rémunérer la station de pilotage mais paye une redevance réduite.

Le pilote des stations de pilotage des ports de commerce français est recruté sur concours. Il doit être titulaire d’un brevet de capitaine du plus haut niveau et posséder une expérience en mer d’une dizaine d’années en moyenne (il y a un âge limite pour le recrutement). Le pilote est protégé par un monopole d’État tout en étant une société privée. Les tarifs ne sont donc pas libres, mais fixés annuellement par une Assemblée commerciale au sein de laquelle les usagers et l’État sont représentés. Le coût du pilotage s'élève à environ 7 % du prix de l’escale. Après obtention du concours, le pilote achète une part de sa station de pilotage (environ 250.000 euros), qu’il revendra à son départ en retraite. Ce monopole, en rapport avec le coût pour les armateurs, est régulièrement discuté par Bruxelles qui y voit une entrave à la libre concurrence. Le pilotage n’est pas un service portuaire banal, le pilote ayant une action essentielle sur les contrôles des navires et donc sur la sécurité, sur la prévention de la pollution mais aussi sur la sûreté des ports.

En France, chaque station de pilotage assure la retraite de ses propres pilotes. Ce système très particulier pose un véritable problème dans les ports dont la fréquentation maritime diminue car un nombre de plus en plus faible de pilotes doit assurer la retraite d’un nombre de plus en plus grand de pilotes retraités.

On peut également trouver le concept de pilotage hauturier, un service ouvert à la concurrence contrairement au pilotage portuaire, qui est en général réglementé par les autoritaires portuaires.

Le coût d’un pilote hauturier est d’environ 0,5 % du prix d’une escale, ce qui est négligeable au regard du service apporté. Depuis, sa mise en place en Manche, aucun accident n’a été répertorié sur des navires ayant un pilote hauturier à bord.
 


POUR ALLER PLUS LOIN...
La version pilote de Ci5 présentée par MGI en décembre , Publié par L'Antenne, le 24/06/15
 


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