
© Port de Cherbourg
Environ 560 personnes, selon la police, 800 à 900 selon la CGT, ont manifesté lundi 30 septembre à Cherbourg pour demander à l'État d'y "défendre l'emploi" et la santé publique, en marge d'un déplacement du président de la République, François Hollande, dans cette ville. "Il y avait des salariés de DCNS, où des emplois viennent d'être supprimés alors que l'État est actionnaire majoritaire, des CMN, de l'hôpital de Cherbourg, d'Areva et d'Euriware que la maison mère Areva s'apprête à vendre", a affirmé Daniel Lerogeron, de la CGT. DCNS emploie environ 2.300 personnes dans l'agglomération de Cherbourg, les Constructions mécaniques de Normandie (CMN) 340 et Euriware plus de 400, selon la CGT.
François Hollande était à Cherbourg accompagné de plusieurs ministres et du président du Mozambique, Armando Guebuza, pour assister à la première découpe de la tôle liée au contrat de vente de trente bateaux d'une valeur de 200 millions d'euros, annoncé le 5 septembre par le propriétaire des CMN, l'homme d'affaires libanais Iskandar Safa. Dans le détail, il s'agit de vingt-quatre chalutiers, trois patrouilleurs de 32 mètres et trois patrouilleurs de 42 mètres. Ce marché, qui représente plus de deux ans de plan de charge pour les CMN, selon la direction, donne une bouffée d'oxygène aux salariés de ce chantier naval, depuis plusieurs mois au chômage technique. Mais la CGT craint qu'une partie de la fabrication soit sous-traitée à l'étranger.
François Hollande était également à Cherbourg pour lancer un appel à projets pour des fermes pilotes d'hydroliennes au large des côtes normandes et finistériennes. Il s'est rendu sur un des quais du port de Cherbourg, où il s'est fait présenter un prototype d'hydrolienne, grosse turbine sous-marine destinée à exploiter l'énergie des courants pour produire de l'électricité.
Après avoir "parrainé" la signature d'un contrat de coopération entre GDF Suez et Alstom, le président a annoncé que l'appel à projets pour les premières fermes pilotes, attendu depuis plusieurs mois, paraîtrait dès mardi 1er octobre au "Journal officiel". Trois ou quatre fermes, comprenant chacune cinq à dix hydroliennes, seront implantées sur deux sites : le raz Blanchard, au large du Cotentin, et le passage du Fromveur, au large du Finistère. Quant au financement, chacune des fermes sera subventionnée par l'État à hauteur de 30 millions d'euros et le tarif d'achat de l'électricité produite sera fixé à 173 euros par MGW/H. Parmi les diverses formes d'énergie marine, "les hydroliennes représentent la formule la plus prometteuse", a souligné François Hollande, estimant qu'à l'horizon 2020, elles pourrait produire 3 GW/h, ce qui "représente trois réacteurs nucléaires". Un de ses conseillers a jugé ensuite cette prévision "un peu optimiste". En tout état de cause, François Hollande a souligné que cette expérimentation s'inscrivait dans la transition énergétique, "grand enjeu pour notre pays" mais aussi dans les trente-quatre "plans de batailles" pour doper l'industrie et l'innovation en France dont il avait tracé les grandes lignes le 12 septembre.
François Hollande était à Cherbourg accompagné de plusieurs ministres et du président du Mozambique, Armando Guebuza, pour assister à la première découpe de la tôle liée au contrat de vente de trente bateaux d'une valeur de 200 millions d'euros, annoncé le 5 septembre par le propriétaire des CMN, l'homme d'affaires libanais Iskandar Safa. Dans le détail, il s'agit de vingt-quatre chalutiers, trois patrouilleurs de 32 mètres et trois patrouilleurs de 42 mètres. Ce marché, qui représente plus de deux ans de plan de charge pour les CMN, selon la direction, donne une bouffée d'oxygène aux salariés de ce chantier naval, depuis plusieurs mois au chômage technique. Mais la CGT craint qu'une partie de la fabrication soit sous-traitée à l'étranger.
François Hollande était également à Cherbourg pour lancer un appel à projets pour des fermes pilotes d'hydroliennes au large des côtes normandes et finistériennes. Il s'est rendu sur un des quais du port de Cherbourg, où il s'est fait présenter un prototype d'hydrolienne, grosse turbine sous-marine destinée à exploiter l'énergie des courants pour produire de l'électricité.
Après avoir "parrainé" la signature d'un contrat de coopération entre GDF Suez et Alstom, le président a annoncé que l'appel à projets pour les premières fermes pilotes, attendu depuis plusieurs mois, paraîtrait dès mardi 1er octobre au "Journal officiel". Trois ou quatre fermes, comprenant chacune cinq à dix hydroliennes, seront implantées sur deux sites : le raz Blanchard, au large du Cotentin, et le passage du Fromveur, au large du Finistère. Quant au financement, chacune des fermes sera subventionnée par l'État à hauteur de 30 millions d'euros et le tarif d'achat de l'électricité produite sera fixé à 173 euros par MGW/H. Parmi les diverses formes d'énergie marine, "les hydroliennes représentent la formule la plus prometteuse", a souligné François Hollande, estimant qu'à l'horizon 2020, elles pourrait produire 3 GW/h, ce qui "représente trois réacteurs nucléaires". Un de ses conseillers a jugé ensuite cette prévision "un peu optimiste". En tout état de cause, François Hollande a souligné que cette expérimentation s'inscrivait dans la transition énergétique, "grand enjeu pour notre pays" mais aussi dans les trente-quatre "plans de batailles" pour doper l'industrie et l'innovation en France dont il avait tracé les grandes lignes le 12 septembre.