SNCF : la grève suivie, la réforme à l'Assemblée



Le projet de loi est arrivé à l'Assemblée nationale, en première lecture le 9 avril © CFDT Cheminots
Le projet de loi est arrivé à l'Assemblée nationale, en première lecture le 9 avril © CFDT Cheminots
Le bras de fer ferroviaire s'est poursuivi lundi 9 avril, au quatrième jour d'une grève toujours très suivie et alors que débute l'examen dans l'Hémicycle.
Avec 43 % de grévistes parmi les conducteurs, contrôleurs et aiguilleurs, le mouvement a faibli légèrement par rapport à la première séquence de la semaine dernière (48 %). D'après la SNCF, si la mobilisation des conducteurs – 74% de grévistes lundi – est intacte, celle des autres métiers faiblit, selon un "phénomène assez classique".
Par conséquent, le trafic est resté "très perturbé", mais moins que la semaine dernière. Un TGV sur cinq, un Transilien et un TER sur trois et un Intercités sur six devaient rouler.
Les perturbations sur le rail touchent aussi les routes avec 375 km de bouchons recensés à 8 heures dans toute l'Île-de-France, contre une moyenne de 280 km habituellement enregistrés, selon Sytadin.
L'exécutif ira "jusqu'au bout" de son projet, a assuré Édouard Philippe dimanche, estimant que les grandes lignes de la réforme n'étaient "pas négociables" et que la discussion n'était possible que sur ses "modalités". "Pour mener une réforme comme celle-là, on ne peut pas compter sur la négociation", a appuyé le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy (LREM), en visant une CGT qui "a toujours refusé de négocier".

Positions figées

"Personne ne veut d'un conflit dur qui dure mais pour l'instant, on est face à un mur", a répliqué Philippe Martinez lundi sur Europe 1. Pour le leader de la CGT, les cheminots n'ont "aucun" autre choix que la grève, "c'est le gouvernement qui contraint à cette forme d'action".
Son homologue de la CFDT, Laurent Berger, s'est  inquiété sur France Inter d'une guerre des mots où "chacun montre ses muscles de chaque côté", alors que "pour l'instant ce dont on a besoin, c'est pas tant de communication que de discussion et de négociation".
Face à cette situation bloquée, et alors que le conflit a déjà coûté "une centaine de millions d'euros", selon le patron de la SNCF Guillaume Pepy, le président Emmanuel Macron va entrer dans l'arène jeudi 12 avril, lors d'un entretien d'une heure au journal de 13 heures de TF1.
Avant cela, le projet de "nouveau pacte ferroviaire" sera arrivé à l'Assemblée nationale, en première lecture. Après son passage en commission, l'examen en séance plénière a débuté lundi 9 avril.
Les opposants à la réforme s'inquiètent d'un privatisation à terme de la SNCF. "Fantasme", leur répond la ministre des Transports. Élisabeth Borne estime avoir déjà fait des concessions, notamment concernant les cheminots qui changeraient d'employeur en cas de perte d'un marché par la SNCF. Ils conserveraient "la garantie de l'emploi, la retraite, la rémunération...".
En principe, la grève devrait se mettre en pause mardi matin, pour reprendre jeudi soir. Mais SUD-Rail plaide toujours pour un mouvement reconductible chaque jour au lieu de la grève deux jours sur cinq décidée par l'intersyndicale.
Pour l'heure, la SNCF prévoit un retour à un trafic "quasi normal dans l'après-midi" de mardi. Une cagnotte de soutien aux grévistes, lancée par une trentaine d'intellectuels de gauche, avait dépassé lundi matin la barre des 500.000 euros collectés. "Plus il y a de solidarité, plus ça montre que ce combat est juste", a commenté Philippe Martinez.

Jeremy Talbot et Jean-Philippe Chognot

Lundi 9 Avril 2018



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