STX France : les syndicats pas vraiment rassurés par l'État

Après la visite de Christophe Sirugue le 5 janvier, les syndicats des chantiers navals STX à Saint-Nazaire se sont dits peu rassurés des garanties demandées par l’État à l'italien Fincantieri dans le cadre des négociations sur le rachat du site.
Le secrétaire d’État à l'Industrie a exposé aux organisations syndicales les "cinq priorités" du gouvernement: le maintien de l'activité à Saint-Nazaire, la sauvegarde du réseau de sous-traitance, l'absence de transfert de commandes sur des sites du constructeur naval italien, une entrée au capital de l'industriel français DCNS et la préservation de la propriété industrielle.
Syndicat majoritaire chez STX France, qui compte 2.600 salariés, la CGT "n'est absolument pas rassurée après cette réunion de 45 minutes", a déclaré son secrétaire général, Sébastien Benoît. "Avec un plan de charge à dix ans, il faut des embauches en CDI massives. Nous avons demandé des garanties sur l'emploi, il ne nous a pas apporté de réponse", a-t-il déploré.
Le secrétaire d’État avait évoqué la veille la possibilité que Fincantieri – seul candidat à la reprise de son concurrent STX France – ne soit "pas forcément (...) majoritaire à lui tout seul" dans le futur actionnariat des chantiers navals, détenus à un tiers par la France.
"L’État montre peut-être les muscles, mais pour qui ?", a lancé le syndicaliste. "Pour les actionnaires qui veulent se partager la poule aux œufs d'or, mais certainement pas pour garantir aux salariés des emplois stables et une rémunération qui leur permette de vivre correctement", a estimé Sébastien Benoît.
"Pas rassuré plus que ça" après cette réunion, le syndicat Force ouvrière (FO) craint toujours "un transfert de charge, des suppressions de postes" et que le site de Saint-Nazaire soit "cantonné à la construction de très gros bateaux", a expliqué sa déléguée Nathalie Durand-Prinborgne.
La CFDT a été "satisfaite d'entendre que l’État fait siennes (ses) préoccupations", notamment sur le "maintien de toute l'activité à Saint-Nazaire", à la fois civile, militaire et dans le domaine des énergies marines renouvelables, mais sera "rassurée le jour où tout sera écrit dans le pacte d'actionnaires", selon son représentant, Christophe Morel.
Lors de prochaines réunions, annoncées aux représentants des salariés par Christophe Sirugue, "on aura une exigence forte, sur la question de l'emploi", absente de la rencontre avec le secrétaire d’État, a souligné le représentant syndical.

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