Un rachat par Fincantieri "conforme à la volonté de la France"

Pour le secrétaire d’État à l'Industrie, Christophe Sirugue, une reprise de STX France par l'italien Fincantieri répondrait aux critères de l’État français. "Nous n'avons pas à dire oui ou non" à l'italien Fincantieri, a jugé le secrétaire d’État lors d'une interview sur RMC. "Nous avions dit que nous voulions un industriel européen, Fincantieri c'est un industriel et européen, on aurait quand même aujourd'hui des difficultés à lui dire non".
La justice sud-coréenne a retenu le 3 janvier le constructeur naval italien Fincantieri comme candidat préféré à la reprise du chantier naval STX France de Saint-Nazaire.
"L'intérêt de Fincantieri, c'est de réussir son opération avec le rachat de STX France, l'intérêt de l’État français, c'est de préserver notre fleuron, je pense que c'est sur cette base-là que se fait la discussion", a ajouté Christophe Sirugue.
Le secrétaire d’État a également souligné que la question du transfert de technologie pèserait dans les négociations, "pour éviter qu'on nous prenne notre savoir-faire". Les syndicats chez STX s'inquiètent d'un transfert du savoir-faire français vers la Chine, Fincantieri ayant signé un accord de transfert de technologie avec un groupe chinois, et, à plus long terme, une délocalisation de la production. "Dans la discussion avec Fincantieri, nous devons organiser les choses de telle sorte que la propriété industrielle qui fait finalement la plus-value des chantiers navals de Saint-Nazaire ne puisse pas partir avec des échanges qui ont lieu par ailleurs sur d'autres chantiers", a-t-il estimé.
De son côté, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a assuré que "l’État va agir". "On est actionnaire, donc l’État posera des conditions qui sont : la pérennité de l'activité, la sécurisation des savoir-faire et la capacité de se projeter dans l'avenir", a-t-il déclaré sur France Info.
Le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a pour sa part estimé sur France Bleu Ocean que "l’État français peut construire une proposition complémentaire" en utilisant comme levier DCNS et la Caisse des dépôts et consignations. Selon le maire PS, "la partie n'est pas perdue" et "je verrais plutôt d'un mauvais œil que Fincantieri soit majoritaire et qu'il soit donc le patron de nos chantiers".
 

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