Une année 2011 décevante pour le label OEA


L'augmentation du nombre de certifications Opérateur économique agréé (OEA) en 2011 n'a pas été à la hauteur des attentes de PricewaterhouseCoopers (PWC) et Landwell. Dans l'enquête menée pour 2011 sur le terrain, PWC a constaté que l'effet boule de neige attendu après l'entrée en application de l'Import Customs System (ICS) ne s'est pas produit..Les analystes s'attendent pour 2012 à un meilleur millésime.


© Commission européenne
© Commission européenne
En matière d'OEA, la France est au troisième rang européen avec 585 entreprises certifiées, derrière l'Allemagne, à 4.174, et les Pays-Bas, à 747.
Selon Dominique Bernard, associé "consulting" de PWC, "aujourd'hui 69 % des entreprises (françaises) interrogées ont pour projet d'obtenir la certification" car le statut, "incontournable", a permis aux sociétés certifiées d'en recueillir des bénéfices davantage commerciaux qu'opérationnels".
Stéphane Hamouche, responsable des Affaires douanières de SDV, rappelle que le commissionnaire de transports international filiale du groupe Bolloré a joué les pilotes en France. "Un an a été nécessaire car il fallu intégrer l'hétérogénéité des 55 sites. L'OEA se manage comme la norme ISO", explique-t-il.
Pour le commissionnaire de transport, qui rappelle que la volonté d'acquérir le statut émanait à l'époque de la direction générale, les bénéfices de la certification sont tangibles : "Les vols de marchandises ont diminué. Ce qui fait le bonheur de nos assureurs". Et de constater que les services régionaux d'audit se sont professionnalisés.

"Moins de risques encourus, donc des primes d'assurance allégées"

© Vincent Calabrèse
© Vincent Calabrèse

Chez Comi (groupe Intermarché), qui est certifié depuis janvier 2011, Luc Pinon, responsable du département Douanes, indique ne pas avoir de regret : "Les primes d'assurances ont été divisées par quatre car les risques ont été minimisés". Mais il souligne qu'un comité de pilotage est nécessaire pour mener à bien le processus. L'avantage que l'entreprise a retiré de son statut d'OEA est double : il s'agit notamment du "décautionnement et du paiement de la TVA avec un certain délai". Et de souligner les autres retombées positives de la certification : "Il n'y a plus d'enquête sur les sites. L'administration des douanes nous croit sur parole. Nous avons mis en place des relations avec des prestataires certifiés, ce qui limite les inconvénients".
Pour sa part, GF Service, qui a obtenu sa certification après avoir entamé en 2008 un processus d'une dizaine de mois, s'est fait aider par la Douane et par la FNTR. À ses yeux, le statut de l'OEA "a amélioré les process de l'entreprise"
Chez Ligne Roset, le directeur du service Transport et Douane, Bruno Langlois, souligne : "La préparation nous a demandé six à sept mois". Et d'expliquer que le statut a obligé le groupe "à travailler différemment en matière de sûreté et sécurité". Il estime que les bénéfices sont difficilement chiffrables.

"Un projet fédérateur d'entreprise"

Dominique Bernard conclut que le processus de certification est un "projet fédérateur d'entreprise qui n'est plus remis en cause". Selon l'associé de PWC, les sociétés françaises parviennent à un "bon niveau de maturité".
De son côté, Jean-Michel Thillier, sous directeur en charge du commerce international à la Direction générale des Douanes, indique que la reconnaissance mutuelle entre l'Europe et les États-Unis, qui est sur le point d'aboutir, améliorera la fluidité. Il rappelle que l'accord avec la Chine est en vue et que les pourparlers engagés avec des pays tels que le Brésil, la Corée du Sud, Singapour et le Canada continuent de rendre incontournable le statut à l'international.

Vincent Calabrèse

Jeudi 5 Avril 2012





     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide























 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

L'Antenne est édité par SPI (sarl au capital de 1.000 euros)
R.C.S. 823 175 435. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0319T79480
Dépôt Légal à parution
Associés : Info6tm (99 %) et Raisin blanc (1 %)
Siège social : SPI - Immeuble Valmy B - 137, quai de Valmy - 75010 Paris
Tél.  : 04.91.33.25.81 - Fax : 04.91.55.58.97
Site internet : www.lantenne.com   
Directeur général : Jean-Christophe Klein
Directeur de la publication : François Grandidier
Publicité : Frank Revenaz (directeur commercial) 04.91.13.71.60
Philippe Scremin (commercial Paris/Normandie) 06.21.88.97.42
Abonnement : Françoise Uhlmann (assistante commerciale) 04.91.13.71.62    
Annonces maritimes : 04.91.33.83.02 
Rédaction : Vincent Calabrèse (rédacteur en chef) v.calabrese@lantenne.com 
Franck André (rédacteur) f.andre@lantenne.com 
Virginie Grunchec (secrétaire de rédaction) redaction@lantenne.com 
Graphistes : Michel Durand et Adelina Miganne - pao@lantenne.com 
Imprimerie : Riccobono - 115 chemin des Valettes - 83490 Le Muy