Vers une privatisation totale d'ADP ?


La France souhaiterait céder la totalité de ses parts dans ADP. Selon le gouvernement, la décision n'a pas été prise mais elle est imminente.


L'État français détient 50,6 % du capital d'ADP © ADP
L'État français détient 50,6 % du capital d'ADP © ADP
Le gouvernement souhaite vendre l'intégralité de sa participation de 50,6 % au capital du gestionnaire aéroportuaire ADP et la privatisation devrait démarrer fin 2018, a affirmé mercredi 7 mars la radio BFM Business. L'action ADP affichait ce jour-là une envolée de près de 6,11 % à 175,50 euros à la clôture de la bourse de Paris.
Le nom du groupe Aéroports de Paris est cité depuis des mois – avec la Française des jeux (FDJ) et Engie – parmi les entreprises qui pourraient être privatisées dans le cadre du vaste plan envisagé par l'État pour alimenter le fonds pour l'innovation de 10 milliard d'euros promis par Emmanuel Macron. "Aucune décision concernant ADP n'est prise à ce stade", a toutefois indiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors du compte-rendu du Conseil des ministres.
"Rien n'est décidé", a également indiqué Bercy, à propos des informations de BFM Business. "Sur ce sujet, comme depuis le début, nous ne faisons aucun commentaire", a déclaré la direction de Groupe ADP.

Des garde-fous suffisants

Les "derniers arbitrages auront lieu samedi 10 mars et seront présentés dans la loi "pacte" (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, NDLR) de Bruno Le Maire" qui sera présentée en avril et autorisera des "cessions d'actifs" et "privatisations" d'entreprises confrontées à des contraintes légales qui empêchent l'État de descendre en-deçà d'un certain seuil de détention, selon BFM Business.

"L'État disposera de droits de veto sur le foncier de l'entreprise"


"Son vote à l'assemblée nationale devrait intervenir à l'automne pour démarrer la privatisation fin 2018", a assuré la radio. "Deux éléments clés ont été décidés", selon ce média qui évoque "plusieurs sources" sans les nommer.
"L'État va vendre la totalité de sa participation de 50,6 %" dans la mesure où "il dispose d'une régulation forte et de garde-fous suffisants pour conserver ses droits sur les dessertes, le foncier et la sécurité", a ajouté BFM Business. Le deuxième point porte sur la durée de la licence d'exploitation, aujourd'hui illimitée. L'État "imposera au repreneur" d'ADP "une licence d'exploitation comprise entre 70 et 90 années", précise la radio, "une durée assez longue pour ne pas dévaloriser l'entreprise et handicaper sa privatisation".
Enfin, "l'État disposera de droits de veto sur le foncier de l'entreprise" pour éviter toute "spéculation immobilière", selon le média.

Un intérêt de Vinci

Aéroports de Paris est propriétaire de l'ensemble de son domaine foncier qui s'étend sur plus de 6.600 hectares, dont 423 ha de réserves foncières dédiées à l'immobilier.  
Le groupe Vinci, qui possède déjà 8 % d'ADP et gère 35 plateformes aéroportuaires dans le monde, a déjà fait publiquement part de son intérêt en cas de privatisation.
ADP construit, aménage et exploite des plateformes aéroportuaires. Il gère 26 aéroports dans le monde. En 2017, son bénéfice a fait un bond de 31 %, à 571 millions d'euros grâce à un trafic en forte croissance après deux années difficiles, et à son développement à l'international. Il compte près de 9.000 salariés, dont plus des deux tiers au sein d'Aéroports de Paris.

AFP

Jeudi 8 Mars 2018



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