Abidjan : un terminal à conteneurs sur l'île Boulay


Le Port autonome d'Abidjan (PAA) a l'ambition d'attirer de nouveau les trafics qui s'étaient enfuis vers Tema et Lomé lors de la crise ivoirienne. Des investissements sont toujours à l'ordre du jour afin de désengorger le port. Le terminal à conteneurs de l'île Boulay en fait partie.


Avec quelque 90 % des recettes douanières et 60 % des revenus de l'État ivoirien, le PAA demeure l'un des plus importants du continent africain. Une fois la page de la crise nationale tournée, l’État se lance de nouveau dans la réalisation de grands travaux. Au programme figurent notamment l’achèvement de l’autoroute du Nord, la construction du pont Henri-Konan-Bédié (troisième pont) et surtout la valorisation de l’île Boulay avec, comme point de mire, la construction d’un terminal à conteneurs sur le site.

Davantage de capacités

Pour les Ivoiriens, la construction d'un terminal à conteneurs sur l'île devrait entraîner l’accroissement des capacités opérationnelles du port d’Abidjan et générer des emplois.
Prévoyant le boom économique et l’accroissement des activités portuaires, l’État ivoirien avait décidé dans les années 90 de constituer une réserve foncière de 679 hectares sur l’île Boulay. Par la convention du 12 septembre 2007, l’État a donc concédé à African Port Company-Côte d’Ivoire (APCCI), filiale du groupe PFO (Pierre Fakhoury Organisation), la réalisation du terminal à conteneur de l’île Boulay sur une superficie de 120 hectares jusqu'alors occupée par des habitations, des commerces ou des plantations. La convention de concession a été approuvée par le gouvernement en février 2008.

"Réalisation du terminal par African Port Company-Côte d’Ivoire"



Pour la construction de ce terminal, il fallait en amont que la superficie concédée soit effectivement rendue disponible. Aussi, un plan de déplacement des populations situées dans l’emprise du futur terminal a-t-il été conçu de manière à intégrer la politique opérationnelle de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (Bad).
Au 31 décembre 2010, 420 hectares sur les 679 étaient déjà libérés et rendus disponibles, soit un taux de libération de 61%. Sur cette superficie, 24 hectares sur les 120 concédés à l’APCCI sont disponibles, soit 20 % de libération. Le démarrage de ces travaux est prévu pour le début 2012. Mais de nombreux experts estiment qu'il faut déjà s'attendre à quelques mois de retard.

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Vendredi 23 Décembre 2011





     

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