Mobilisation pour sauver le chantier naval de Viana



© ENVC
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De nombreuses personnalités portugaises, dont l’ancien chef d’État socialiste Mario Soares, se sont mobilisées samedi 7 décembre pour demander au gouvernement de suspendre la fermeture annoncée du chantier naval public de Viana do Castelo. Plus de 2.500 personnes participaient dans cette ville du Nord du Portugal à un rassemblement organisé pour défendre les 609 salariés du chantier naval menacés de licenciement. Les salariés «ont raison de lutter et doivent continuer à lutter» pour la survie de l’entreprise publique, a déclaré Mario Soares. Outre des représentants des partis de gauche, des musiciens, des artistes et des sportifs se sont ralliés à cette initiative organisée par la mairie de Viana do Castelo sur le thème «la construction navale ne peut pas mourir».
Le gouvernement de centre droit avait confié en octobre à l’entreprise de construction portugaise Martifer la concession des terrains et des infrastructures du chantier naval ENVC (Estaleiros Navais de Viana do Castelo). Martifer s’est engagé à créer 400 emplois au sein d’une nouvelle société, West Sea, et de les proposer en priorité aux 609 salariés d’ENVC, qui seront dans un premier temps licenciés par l’État portugais. Le gouvernement a prévu une enveloppe de 31 millions d’euros pour les indemniser, alors que la concession, qui court jusqu’en 2031, ne lui rapportera que 415.000 euros par an, soit 7 millions d’euros au total.
«Nous voulons du travail, et non des indemnisations. L’entreprise a de l’avenir», a fait valoir Antonio Costa, porte-parole des salariés du chantier naval. Pour le ministre portugais de la Défense, José Pedro Aguiar-Branco, la solution trouvée par l’État «est la meilleure possible car l’industrie navale renaîtra à Viana do Castelo». Le gouvernement avait renoncé en avril dernier à privatiser le chantier naval, après l’ouverture d’une enquête par la Commission européenne sur des aides publiques accordées par l’État, pouvant être contraires aux règles européennes de la concurrence. Ces aides publiques, qui totalisent plus de 180 millions d’euros, ont pris différentes formes, dont des prêts et une augmentation de capital. Faute de commandes, ENVC, principal chantier naval du pays, accumule des pertes depuis 2000.

AFP

Lundi 9 Décembre 2013



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