Sommet fin novembre pour la liaison Lyon-Turin


Le sommet de fin novembre 2013 concernant la transalpine représente un franchissement d’étapes vivement attendu, notamment pour le Comité pour la liaison européenne Lyon-Turin.


© RFF/Jean-Luc Viart
© RFF/Jean-Luc Viart
La dernière newsletter du Comité pour la liaison européenne Lyon-Turin (ou plutôt Algesiras-Budapest) portait à la "une" une affirmation : "Démarrage des travaux du tunnel de base, c’est pour bientôt !" Info ou intox ? "Ni l’un ni l’autre", nous répond François Lépine, vice-président délégué du Comité pour la transalpine depuis juillet 2011, ancien préfet et ancien président de Lyon-Turin ferroviaire. Autant dire qu’il connaît bien ce lourd sujet qui "pèse" 8,5 milliards d’euros pour le tunnel de base (dont 2,5 milliards d’euros pour la France sur dix ans) et 7,5 milliards de plus pour le montage financier des accès qui n’est pas (encore) bouclé et les principales participations qui restent à négocier.

Un projet prioritaire car transfrontalier

"Nous arrivons au bout d’un processus, le processus que Mario Monti et François Hollande ont mis en place à Lyon le 3 décembre 2012. Nous constatons que ce chantier, qui est bel et bien en marche et pour lequel 850 millions d’euros ont déjà été investis entre les études et les travaux réalisés, est mûr. Mais il faut avoir la certitude que l’Union européenne accompagnera l’ensemble du projet à hauteur de 40 %. Lors de la dernière réunion en octobre à Tallin, Siim Kallas, commissaire européen aux Transports, a bien confirmé qu’il y aurait 40 % de subvention européenne pour ce projet qui figure parmi les projets prioritaires car transfrontaliers, ce "core network" fondé sur dix grands corridors européens à réaliser d’ici 2030". Pour François Lépine, les conditions sont maintenant remplies pour que le projet de loi visant à ratifier le traité sur le tunnel ferroviaire binational entre dans sa phase finale. Ce texte a été entériné le 23 octobre par l’assemblée nationale. Le chantier s’active côté italien avec la réalisation en cours de la galerie de Chiomonte qui devrait être achevée en 2016.

"Ce chantier est un navire qui avance avec une sage lenteur"


Le sommet de Rome du 20 novembre 2013 devrait appuyer cette voie positive avec de nouvelles décisions facilitées par les ratifications parlementaires actuellement en cours de l’accord intergouvernemental du 30 janvier 2012 qui définit notamment les répartitions financières pour le tunnel de base avec 57,9 % pour l’Italie et 42,1 % pour la France. On attend aussi l’engagement budgétaire 2014-2017 de la France pour les travaux de la galerie de reconnaissance de Saint-Martin-la-Porte déjà dotée d’une descenderie de 2.400 mètres. "L’appel d’offres a été lancé. Ensuite seront sélectionnées les entreprises qui réaliseront cette partie du chantier", explique Bruno Chiaverini. Ce nouveau délégué général du Comité pour la Transalpine a été directeur d’Erai à Turin de 1990 à 1993, avant d’être directeur de l’international au Conseil régional Rhône-Alpes et à la CCI de Lyon. À Rome, les zélateurs du projet attendent aussi le lancement du processus de création du promoteur public, en quelque sorte une version nouvelle de Lyon-Turin ferroviaire (LTF) basée sur l’engagement des deux États. Cette transformation permettra de répondre à l’appel à projet de la Commission européenne qui sera lancée au cours du premier semestre 2014 et qui permettra de financer à hauteur de 40 % les travaux du tunnel de base, condition sine qua non pour un futur report massif du transport routier sur le rail.
"Il m’arrive de considérer que ce chantier est un navire qui avance avec une sage lenteur. Mais il avance !", observe François Lépine. L’Italie présidera l’Union européenne au cours du second semestre de 2014, un autre élément non négligeable dans l’avancée de ce projet d’envergure. Les Suisses agissent. Ils mettront en service en 2016 le nouveau tunnel ferroviaire du Saint-Gothard…

Le lundi 18 novembre, deux jours avant le sommet franco-italien de Rome, plus de soixante sénateurs, députés de la majorité et de l’opposition ainsi que des députés européens ont signé un appel au chef de l’État en faveur d’avancées concrètes pour le Lyon-Turin.

Annick Béroud

Samedi 16 Novembre 2013



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