TER en Paca : la SNCF prête à poursuivre les discussions


La SNCF est "prête à poursuivre les discussions" avec Christian Estrosi, après que le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a annoncé la rupture des négociations de sa nouvelle convention TER.


© Medalp
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Concernant les TER en Paca, le directeur national des trains express régionaux (TER) à la SNCF, Franck Lacroix, a indiqué jeudi 6 octobre être prêt à poursuivre les discussions avec Christian Estrosi. Franck Lacroix a même "proposé à Christian Estrosi d'aller au-delà du cadre contractuel" pour réduire sa facture en 2016. Le président de la région refuse de payer les 291 millions d'euros prévus par la convention actuelle et réclame un rabais de 36 millions en raison notamment des nombreuses grèves et du manque de conducteurs qui ont affecté le trafic ferroviaire dans sa région depuis janvier.
"On a des discussions qui ont été largement engagées autour du montant de cet exercice", répond le directeur des TER, qui reconnaît que 2016 est "une année particulièrement difficile, avec notamment la question des grèves". Pour la prochaine convention, "on sait qu'on doit baisser la facture pour les régions, c'est tout à fait notre intention, reste ensuite à définir la trajectoire, il faut qu'on arrive à le faire ensemble", a-t-il expliqué.
Alors que Christian Estrosi souhaite accélérer l'ouverture à la concurrence de ses transports régionaux, Franck Lacroix rappelle que "de toute façon les acteurs s'y préparent, nous parmi d'autres". "Une convention, quand on arrive au terme du monopole, ça ne constitue pas un piège pour les régions", assure-t-il.

Des actions présentées avant la fin du mois

Pour améliorer la performance des TER, objet des critiques du président de Paca, le directeur des TER signale que "des actions sont en train de se déployer" et qu'il ira en "présenter le détail à la région avant la fin du mois". Dans l'immédiat, la SNCF va "redéployer 35 nouveaux conducteurs pour rétablir le service au niveau normal dès le 6 novembre, comme je m'y étais engagé auprès de Christian Estrosi", précise-t-il. Au-delà de cette échéance, il y aura "un travail centré sur les trains en irrégularité chronique", poursuit-il, ajoutant "qu'en Paca il y en a 30, on les connaît, on les a ciblés".

Les syndicats s'alarment

Deux syndicats de cheminots se sont alarmés jeudi 6 octobre de la volonté de Christian Estrosi d'accélérer l'ouverture à la concurrence de ses TER, dont le réseau, vieillissant et saturé, souffre de nombreux retards et annulation. Sud Rail a dénoncé la "mauvaise foi idéologique" de Christian Estrosi, "dont la famille politique combat le service public ferroviaire, aidé en cela par une direction SNCF complice". "Les suppressions de trains sont en grande partie dues à un manque de personnel, du fait notamment d’une contre-réforme des retraites - voulue là aussi par sa famille politique - qui conduit à une non-prévisibilité des départs", estime le syndicat. "Cette situation est aussi due à une absence de financement du système ferroviaire - assumée par tous les gouvernements successifs", ajoute-t-il. "Faire porter la responsabilité de la dégradation sur les conducteurs de trains est tout bonnement scandaleux", a affirmé de son côté la FGAAC-CFDT, un syndicat de conducteurs, qui dénonce "la gestion catastrophique du personnel de conduite par l’entreprise SNCF". "Lorsque Christian Estrosi se plaint des trains supprimés, que propose-t-il ? Rien. Ou plutôt si, il supprime lui-même des trains, pour les remplacer par des autocars sur des routes embouteillées, en dépit du bon sens écologique", a dénoncé de son côté l'écologiste Sophie Camard, qui menait la liste EELV/Front de gauche aux dernières régionales. Du côté des usagers, l'association NosTerPaca regrette d'avoir été tenue à l'écart. "Ce n'est pas du tout la meilleure manière d'aborder le problème que de faire de la politique avec ça", a déclaré son secrétaire, Gilles Marcel. "Ce n'est pas l'ouverture à la concurrence qui va régler le problème des TER : ce n'est pas pour autant que les infrastructures vont se développer et que la maintenance va suivre", a-t-il déploré.

AFP

Vendredi 7 Octobre 2016



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