Un mois d'occupation à l'usine Sambre et Meuse


Les ex-salariés de Sambre et Meuse à Feignies (Nord) occupent depuis un mois leur usine de matériel ferroviaire liquidée par la justice début mars.


Sambre et Meuse a été liquidée par le tribunal de commerce de Valenciennes le 9 mars © Sambre et Meuse
Sambre et Meuse a été liquidée par le tribunal de commerce de Valenciennes le 9 mars © Sambre et Meuse
À l'usine Sambre et Meuse de Feignies, une cinquantaine d'ex-employés, sur les 259 que comptait l'entreprise avant la liquidation judiciaire prononcée le 9 mars par le tribunal de commerce de Valenciennes, se relaient depuis le 17 mars pour occuper l'usine jour et nuit afin de préserver le site et les machines en attendant un éventuel repreneur.

UVZ, unique candidat à la reprise

L'ancien propriétaire russe UVZ constituait l'unique candidat à la reprise, mais l'administrateur judiciaire avait décidé, lors de l'audience de liquidation le 9 mars, de ne pas "faire confiance à la direction en place et à l'actionnaire actuel qui a envoyé une société écran pour maintenir le site", des propos rapportés à l'époque par un responsable syndical.
"On a découvert que l'an dernier environ 29 millions d'euros de commandes - de Mauritanie, du Maroc, etc. - avaient été refusées, la seule raison c'est couler l'entreprise", dénonce aujourd'hui Ludovic Bouvier, responsable régional de la branche métallurgie de la CGT.
Selon lui, c'est une "affaire d'État : Sambre et Meuse avait été vendue avec l'aide de la France à UVZ, en partie contrôlée par l'État russe, dans le cadre du paquet englobant notamment les navires Mistral. L'objectif pour les Russes était de récupérer le savoir-faire unique de Sambre et Meuse en matière de bougies pouvant faire fonctionner un train par - 60 °C, en Sibérie".
Pour autant, depuis la liquidation judiciaire, les salariés veulent croire à un nouveau départ. Leur principal espoir : Pascal Varin et l'indien Titagahr, propriétaires de l'entreprise de construction de wagons AFR Douai. Mais aucun des responsables présents sur le site ne peuvent pour l'heure faire état d'avancées significatives.

AFP

Mardi 21 Avril 2015



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