Les acteurs du transmanche réclament la mobilisation de la France


D’ici à la fin de l’été, les modalités du nouveau Mécanisme d’interconnexion en Europe et le projet de révision du Réseau transeuropéen des transports seront connus. La France a quelques semaines pour présenter et défendre ses positions face à celles des acteurs du transmanche.


© Port de Calais
© Port de Calais
Organisées le 11 mai par le Cluster maritime français et Armateurs de France, les 3e Rencontres du transmanche étaient consacrées au réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et à son financement. Un sujet d’actualité puisqu’en septembre, la Commission européenne devrait publier un projet de révision du RTE-T et d’ici juillet, elle arrêtera avec le Conseil et le Parlement européens les modalités d’application du nouveau Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE). 

"Nos navires doivent être considérés comme des ponts"


Le MIE est le principal dispositif européen finançant le RTE-T. Sur ses 33 milliards d’euros prévus sur la période 2021-2027, deux-tiers seront destinés à l’entretien des infrastructures de transport existantes et à l’aménagement de nouvelles via deux réseaux appelés "central" et "global". Les États membres avaient initialement jusqu’au 5 mai pour présenter leurs propositions de révisions du RTE-T mais selon Karima Delli présidente de la Commission des transports du Parlement européen, il n'est pas encore trop tard et "ils peuvent encore les transmettre".

Continuité territoriale avec l’Irlande

Ce report semble bienvenu au regard des attentes et des inquiétudes exprimées le 11 mai par les élus et les ports des régions Bretagne et Normandie ainsi que par les acteurs du transmanche que sont DFDS, Brittany Ferries et Getlink. Aujourd’hui, seuls les ports du Havre, de Rouen, de Dunkerque et de Calais figurent dans le RTE-T par le biais de ses corridors Atlantique et Mer du Nord-Méditerranée qui s’étendent jusqu’en Irlande. 

Avec le Brexit, plusieurs ports normands et bretons (Brest, Roscoff, Cherbourg, Caen et Dieppe) demandent leur intégration au RTE-T au titre de la continuité territoriale de l’Union européenne avec l’Irlande. Pour y prétendre, "la France doit en faire la demande auprès de l’Union européenne", alerte l’eurodéputé Dominique Riquet, cette intégration conditionnant les financements européens du MIE au titre du RTE-T.

Stimuler les services maritimes

Les prochains MIE et RTE-T devront contribuer à la neutralité carbone de l’Europe fixée d’ici 2050, ainsi qu'au développement de la multimodalité dans les transports de fret. Dans cette perspective, la révision du RTE-T prévoit de relancer les autoroutes de la mer qui concernent également les ports transmanche. Afin de soutenir ces liaisons maritimes, Brittany Ferries et DFDS souhaitent que le financement des navires puisse bénéficier d’aides européennes au même titre que les infrastructures de transport. "Nos navires doivent être considérés comme des ponts", défend Jean-Claude Charlo directeur général de DFDS France. 

Les deux compagnies encouragent aussi l’Europe à soutenir les services transmanche non accompagnés en s’inspirant des mécanismes Écobonus ou des aides à la pince dans le transport combiné terrestre. Avec Getlink, elles sont convaincues en effet que les logistiques post-Brexit se développeront au moyen de schémas multimodaux européens fer-mer non accompagnés.

Érick Demangeon

Vendredi 21 Mai 2021



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