Strasbourg : le contournement sur la bonne voie


Son autorisation de démarrage de chantier désormais obtenue, la rocade autoroutière de Strasbourg doit s’accompagner d’autres mesures et travaux pour atteindre son objectif : désengorger le trafic aux bords de l’agglomération alsacienne.


© Arcos
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Cette fois-ci, le contournement Ouest de Strasbourg (COS) touche à son but… c’est-à-dire le début de ses travaux. Sauf coup de théâtre, de longues années de péripéties ont pris fin la semaine dernière. Jeudi 30 août, le préfet du Bas-Rhin a signé les arrêtés d’autorisation de démarrage de chantier maintes fois retardés, pour ce tronçon autoroutier de 24 km dont 22 à péage sous concession pendant 54 ans du groupe Vinci. Le major du BTP devrait ainsi être en mesure de mettre le COS en service en 2021, au terme d’un investissement de 593 millions d’euros.

"Le COS est une nécessité, mais il n’est pas suffisant"


Le monde du transport a salué avec soulagement le dénouement, tant il attendait l’infrastructure pour désengorger les abords autoroutiers de Strasbourg. Les projections que l’État fait siennes envisagent une baisse de 9 % par rapport au trafic actuel sur l’A35 qui longe Strasbourg, "mais le report atteint 15 % si l’on intègre l’évolution du trafic sans le COS, d’ici sa mise en service", rappelle la préfecture. Pour les poids lourds, le délestage serait de 40 % par rapport aux 14.000 camions quotidiens comptabilisés. Entre 6.200 et 7.500 poids lourds sont attendus chaque jour sur le COS, soit 23 à 31 % du trafic prévisionnel total de la nouvelle infrastructure.

Dévier le transit

Le grand enjeu reste la capacité à dévier effectivement le transit national et international de l’actuelle A35 vers le COS. "Loin d’un long contournement, celui-ci fait au contraire gagner 3 km par rapport à la traversée actuelle de l’agglomération", plaide Jean-Luc Marx, préfet du Grand Est et du Bas-Rhin. Signalétique et contrôles vont conjuguer leurs efforts, mais jusqu’à quel point seront-ils suivis ? Surtout par les transporteurs allemands qui voient la traversée de Strasbourg comme un moyen pratique d’échapper à l’écotaxe de leur réseau ? Les questions restent ouvertes.

L’atout Entzheim

Par ailleurs, "le COS est une nécessité, mais il n’est pas suffisant", rappelle l’un de ses plus fervents défenseurs Jean-Luc Heimburger, président de la CCI Alsace Eurométropole. Autrement dit, elle doit s’inscrire dans un ensemble de mesures incitatives à la diminution du trafic sur l’A35. Cette analyse semble désormais complètement partagée, en premier lieu par l’État : selon Jean-Luc Marx, "il faut resituer le COS dans une logique de mobilités multiples" qui comprend la requalification de l’A35 en un boulevard urbain, l’achèvement de la Voie de liaison intercommunale Ouest (VLIO) dont le processus est lancé depuis juin pour une concrétisation au milieu des années 2020, ainsi que la relance du projet de Transport en site propre dans la couronne Ouest (TSPO). Et l’État vient d’ajouter deux éléments-clés : la connexion de la future rocade à l’aéroport d’Entzheim et la création d’un parking-relais sur la plateforme. Moins pour profiter des dessertes aériennes que de la gare TER connexe trop peu utilisée alors qu’elle présente l’intérêt de se relier directement à la gare centrale de Strasbourg.

Mathieu Noyer

Jeudi 6 Septembre 2018



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