Matières premières : le cacao et le cuivre gagnés par la fièvre

Port de Rouen, déchargement cacao en vrac en provenance de Cote d'Ivoire

Port de Rouen : quai de dechargement vrac. Déchargement de 4.600 tonnes de cacao en vrac en provenance de Côte d'Ivoire.

Crédit photo S. Leitenberger/Adobe Stock
Les cours du cacao ont poursuivi leur ascension cette semaine, battant records sur records, toujours dopés par les pénuries d'offre venant des pays producteurs et par les anticipations de prochaines récoltes décevantes. Le cuivre est, lui, sous tension, en raison d'une décision unanime et rare de 18 fonderies chinoises.

Les prix n'en finissent plus de s'enflammer, reconnaît Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank. Ils profitent à plein du défaut d'offre au niveau mondial en raison de récoltes pénalisées par des conditions météorologiques défavorables et le manque d'engrais, qui ont réduit les rendements, signifie l'expert.

À New York, le contrat à terme a franchi, le 15 mars, les 8.000 $ la tonne. Le contrat le plus actif négocié à Londres a, quant à lui, dépassé pour la première fois la barre des 6.500 £ le même jour.

Vers 16 h 30 GMT (17 h 30 à Paris), à Londres, la tonne de cacao pour livraison en mai valait 6.538 £, contre 5.231 £ une semaine plus tôt en fin de séance.

À New York, la tonne pour livraison le même mois valait dans le même temps 8.022 $, contre 6.396 $ le 15 mars.

Selon les analystes, la fin de la spirale haussière n'est toujours pas en vue, car la récolte, qui commencera en avril en Côte d'Ivoire, de loin le plus important pays producteur, s'annonce décevante.

Le cuivre sous tension

Le cacao n'est pas le seul à être gagnés par la fièvre. Les cours du cuivre ont grimpé la semaine dernière sur le London Metal Exchange (LME), la place de cotation de référence pour les métaux. Le 15 mars, le métal a touché un plus haut en 11 mois, à 9.098 $ la tonne.

La hausse a été alimentée par des informations selon lesquelles "les fonderies chinoises sont parvenues à un accord rare pour réduire conjointement la production de métaux afin de faire face aux pénuries de matières premières", explique Ole Hansen, analyste chez Saxobank.

Selon l'institut de recherche gouvernemental chinois Antaike, 19 fonderies chinoises ont participé à une réunion organisée par l'Association chinoise de l'industrie des métaux non ferreux à Pékin.

L'approvisionnement, devenu rare, "a entraîné une tendance à la baisse des frais de traitement et de raffinage [sommes qui reviennent aux fondeurs et raffineurs pour la fusion du concentré et la production de métal raffiné, NDLR] à un niveau proche de zéro", affirme Ole Hansen. Or, si les concentrés se raréfient, les fondeurs réduisent leurs marges et baissent ces frais.

Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 9.090 $ en fin de semaine contre 8.579,50 $ à la clôture sept jours plus tôt.

 

La rédaction (avec APF)

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