Perturbations pour l'or, stabilité pour les métaux et le cacao

La semaine du 15 août a été compliquée pour l’or, en raison notamment de la politique monétaire stricte aux États-Unis. Après une perte de terrain, le cours des métaux s’est stabilisé sur les sept jours. Les cours du cacao ont, pour leur part, peu évolué.
Le prix de l'or a dégringolé au fil de la semaine dernière, plombé par la vigueur du dollar et la perspective d'une politique monétaire plus stricte aux États-Unis. L'once d'or a perdu 50 dollars sur la semaine, touchant le 19 août un plus bas depuis fin juillet à 1.749,85 dollars. "Cela a été une semaine difficile pour l'or" qui a été "étouffé par l'appréciation du dollar", résume Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.
Au fil de des sept jours, plusieurs dirigeants de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont insisté sur le fait que la politique monétaire stricte allait perdurer aux États-Unis. Cela rend le dollar et les obligations américaines plus attractives, et donc l'or moins intéressant : le métal jaune est une valeur refuge, mais contrairement aux obligations, il ne verse aucun rendement.
Par ailleurs, la montée du dollar pèse sur le pouvoir d'achat des investisseurs utilisant d'autres devises. Vendredi 19 août, l'once d'or s'échangeait dans l'après-midi 1.745,79 dollars, contre 1.802,40 dollars sept jours plus tôt en fin d'échanges.
Mois d'août typique pour les métaux

"Un mois d'août typique, sans conviction"

Le cours des métaux échangés à la Bourse de Londres (London Metal Exchange, LME) a perdu du terrain le 15 août après des indicateurs chinois décevants, avant de se stabiliser sur la semaine. "C'est un mois d'août typique, sans conviction" du côté des vendeurs comme des acheteurs, souligne Al Munro, courtier pour Marex.
Même le mouvement de ventes déclenché par le ralentissement économique de la Chine n'a pas duré. Pourtant, "l'ombre de la Chine sur le marché des matières premières reste importante", commentent les analystes de ANZ. La deuxième économie chinoise est aussi la première importatrice de nombreux métaux que son industrie dévore.
La contraction des prix des logements neufs et la décélération de la croissance des ventes au détail comme de la production industrielle ont pesé sur le prix des métaux. Mais il demeure des "poches de croissance", arguent les analystes d'ANZ, qui font état notamment de la hausse des ventes d'automobiles, une industrie particulièrement gourmande en aluminium. Pour répondre à cette demande, "la production chinoise d'aluminium a grimpé à un nouveau record en juillet", note Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.
Mais la hausse des prix de l'électricité pourrait peser sur les fonderies d'aluminium, qui pourraient voir leur activité limitée en Chine mais aussi en Europe, et à terme faire monter les cours. La tonne d'aluminium pour livraison dans trois mois coûtait dans l'après-midi du 19 août 2.403 dollars sur le LME, contre 2.434,50 dollars sept jours plus tôt en fin d'échanges.

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